mardi 27 août 2013

La récolte est finie pour cette année

L'enfumoir est nécessaire pour travailler dans de bonnes conditions mais attention à ne pas trop enfumer le miel ...




Cadre de miel avec couvain - en général, je laisse ce type de cadre aux abeilles

Cadre de miel operculé ou non avec du pollen - le miel non operculé de fin de saison, s'il ne coule pas peut être récolté

Désoperculation du miel avant extraction

Extraction par centrifugation
Le miel extrait passera ensuite dans un filtre puis sera mis dans un décanteur



Mise en pot à la sortie du décanteur

Abeille noire (locale) sur lavande

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A nosta (a nouste)
Ouf, ça y est, je peux nettoyer et ranger définitivement le matériel de miellerie pour cette année. On est le 23 Août et j'ai terminé ma dernière récolte de miel. Cette année ma première récolte date du 21 juillet, elle est tardive au vue des récoltes des années précédentes (plutôt fin mai - début juin). Pour ce qui est de l'apiculture, l'année 2013 est une année à oublier … . Ce printemps plus que pourri a pénalisé la production de miel. Au cours de ce mois de Mai, qui voit fleurir entre-autre l'acacia, il n'a fait que 2 jours de soleil et une température entre 5°C et 10 °C ! La floraison de châtaigner a été retardée d'au moins 3 semaines (tant mieux car valait mieux pas qu'il fleurisse sous cette pluie incessante), mais lorsqu'elle a eu lieu (début juillet), il a plu tous les soirs … . Difficile dans ce cas pour les abeilles de profiter du nectar des fleurs. A partir du 12 juillet, le beau temps s'installe pour de bon et toute la journée, mais que reste-t-il comme fleurs à butiner ? Pas beaucoup; quelques fleurs de jardin et de prairies, de ronces, … . Cependant, le beau temps dure tout cet été. J'arrive malgré tout à faire un peu plus de 130 kilos de miel (soit environ 12 kg par ruche, faible moyenne ...). Je pense aux apiculteurs professionnels, comment ont-ils pu s'en sortir cette année ? Concernant la production de miel mono-floral, il n'a pas été possible de faire du miel d'acacias cette année. Et surtout compte-tenu des intempéries qui n'en finissaient pas, il ne valait mieux pas récolter trop tôt le peu de miel et le laisser aux abeilles le temps de passer ce mauvais cap. Il valait mieux les laisser tranquille au risque de faire mourir l'essaim. Mais est-ce possible financièrement une telle stratégie pour ceux dont le miel est leur unique source de revenu ? Ils ont dû surrement passer tout le printemps à les nourrir (eau+sucre+citron) pour assurer leur survie. Ah j'oubliais aussi, autre problème cette année: l'essaimage. Face à ces intempéries, face à la disette, les abeilles ont essaimé en pagaille ! Tant mieux, si l'on récupère les essaims et qu'il nous reste quelques ruches de vides. Mais en principe trop d'essaimage n'est pas du tout bon, cela fait deux fois moins d'abeilles dans la ruche pour produire le miel. Sans compter le temps qu'il faut pour recréer une reine et qu'elle soit opérationnelle … . Pour ma part, j'ai la chance qu'elles essaiment toujours aux mêmes endroits. Je récupère les essaims sans trop de difficulté. Compte-tenu de ces conditions météo de printemps désastreuses, le miel d'origine France va être de plus en plus difficile à trouver, c'est sûr ! ... . Je devrais en profiter et augmenter le prix de mon miel, mais non, je reste (pour l'instant) comme l'an dernier: 6 € les 500 g de miel. Le seul avantage de ce printemps pourri est la diminution de la population de frelons asiatiques. Il y en a beaucoup moins que l'an dernier à la même époque. Mais ne crions pas victoire, ils semblent revenir en force près des ruches cette fin de saison … . Vite je place quelques pièges (bouteilles avec goulaux renversés, bière brune, eau, sucre, cire d'opercule). Mais, même si le plus dur est fait (récolte, désoperculation, extraction, filtrage, décantation, mise en pots), le travail n'est pas terminé. Pour cette fin d'année, il reste encore à: - entretenir les abords des ruchers, - réduire les entrées des ruches, - nourrir les abeilles, - les protéger contre le varroa. Au printemps: - nourrir certains essaims, - retirer la protection varroa, - piéger les frelons, - préparer proprement les hausses, - entretenir les abords des ruchers, - éventuellement créer de jeunes colonies, - refaire des cadres de cires, - récupérer les essaims, - diverses réparations, - … Voili- voilà. Non, être apiculteur ne s'improvise pas … . Adishatz mounde et bonne dégustation !


N.B.: sur les photos des cadres de hausses, on peut voir à la fois du miel, du pollen et du couvain (hé oui, je ne mets pas de grille à reine - ça se discute). En principe, je remets le couvain des hausses aux ruches.



Les abeilles en protection devant l'entrée de la ruche, face au frelon asiatique
Du coup, elles butinent moins ...

Un frelon asiatique entrain de décapiter une abeille

Frelons asiatiques piégés au bout d'à peine une semaine ...

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